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Edito
C'est quoi le Trad ?
Dans chaque colloque, chaque réunion, quelqu’un pose la question à 1 000 francs (oui, pour celle-là, on est resté en francs) : « C’est quoi la musique trad’ ? » Oui, tiens, c’est quoi la musique trad’ en France aujourd’hui ? Ben, de La musique, de la danse, des musiciens, disques, concerts, festivals, bals, cours, stages, luthiers… Une musique vivante, alors ? Oui ! Un vrai courant musical, il me semble. Mais alors, pourquoi pour beaucoup n’existe-t-elle pas ? Parfois je radote, mais je reste interdit devant le peu de place dans les médias nationaux et le peu de moyens consacrés à ce courant musical par les “guichets” officiels. Encore une fois, durant l’été qui s’approche à grands pas, on pourra constater que la France est gangrénée, voire polluée (mot qu’aimait bien employer Maurice Fleuret - là, encore une fois, je radote en faisant référence à cet homme que j’admirais) par une musique que l’on nomme… Que l’on ne nomme pas. Mais pourquoi la nommer (et là, on rentre dans une autre intervention classique des colloques et autres rencontres) ? « Élevons le débat », dira ce causeur. « Pourquoi réduire la musique par des cases ? Il y a la musique avec un grand M. Il y en a marre des étiquettes. » Oups ! Bon, d’accord. Donc, enfin, mais quand même : vous savez, la musique qui n’est pas du classique (oui certaines ont droit à de belles cases, non contestées), pas du jazz, pas du rock, pas de la chanson… L’autre. Oui, certes, il y a “LA MUSIQUE”. Un point c’est tout ! Mais pourquoi y en a-t-il qui sont plus de la musique que les autres ? Bon, je rigole, si si si. Tiens, Blowzabella a 35 ans, Trad Mag’ 25. Il y a même des groupes et des festivals avec encore plus de bouteille… Ah bon ! Mais des groupes et des festivals de quoi ?
Philippe Krümm
philippe.krumm@gmail.com
Inclus dans ce numéro : le supplément Festivals 2013. Télécharger.